polar, littérature et Corse: les lecteurs

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polar, littérature et Corse: les lecteurs

Message  Marie-Hélène Ferrari le Jeu 30 Juil - 11:37

Bonjour, je débute, alors pardon si je me suis trompée de mode de fonctionnement. J'ai constaté que vous demandiez l'avis de lecteurs potentiels sur mon travail, que des mamans adorent Pierucci et que vous vouliez que je vienne sur le forum. J'ai vu des critiques de livres, des propos sur la littérature insulaire, des titres...
D'abord, rectifions une erreur. Certes j'écris des polars, mais pas que... et j'ai aussi commis dans des genres aussi variés que théâtre, poésie, roman, nouvelles. Ensuite, je suis très contente de voir qu'il existe une véritable critique quelque part, sur les œuvres corses, que la presse locale vend comme une panacée, mais sans recul à mon sens, et ce sont pourtant les critiques qui font progresser. Oui, mes livres sont les premiers que les touristes voient sur la Corsica ferrie, j'en suis fière, et je note justement dans vos propos que vous ne parlez peu ou pas d'un élément important concernant la littérature de de l'île: son lectorat. Se définir comme auteur, tout le monde peut le faire dès l'instant où il dispose des moyens techniques qui le permettent, mais quid des lecteurs? qu'attendent-ils, que veulent-ils? combien sont-ils? voila notre seule légitimité, notre seul validité, notre seul acte de présence.
Bon, à votre disposition donc pour répondre à vos questions, et je poste, sans trop savoir où cela va aller.
Barka... à bientôt.
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Marie-Hélène Ferrari

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Re: polar, littérature et Corse: les lecteurs

Message  penserosu le Jeu 30 Juil - 16:58

merci de votre intérêt et de la bienveillance pour notre "expérience ludique" Elle est peu courante de la part des auteurs qui nous ne savons pourquoi semblent prévenus contre l'expression libre sur notre forum-sauf J. Ferrari, F.Canniccioni et quelques autres, heureusement ! Vous avez compris que ns sommes un groupe et un public varié, à tous les sens du terme, que nous constituons une mosaïque qu'on ne peut classer comme aimant ceci ou cela, pensant ainsi ou ainsi...car notre association cherche à donner la parole à ceux qui lisent, écrivent, veulent partager et n'a pas besoin qu'on lui colle d'étiquette, si ce n'est celle d'aimer l'art, la littérature (un art aussi), d'être ouvert et d'oeuvrer pour le progrès de ceux qui ont envie d'avancer
De plus ,vs savez peut-être que ns n'avons pas de contrôle sur ce qui s'écrit ds ce forum ; ns découvrons avec les visiteurs, contrairement aux blogs où on peut écrêmer
Tout au plus, à condition de tout lire et d'entendre les critiques, peut-on avec bonne volonté calmer les premières colères de ceux qui sont évoqués...
Au plaisir de vous retrouver sur ce forum ; nous espérons peu à peu répondre avec vous à certains questionnements
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penserosu

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hagiographie, descente en flamme etc

Message  Marie-Hélène Ferrari le Jeu 30 Juil - 18:02

Dès l'instant où l'on produit un texte qui sort de son bureau pour aller trouver la sensibilité de l'autre, on court le risque de le choquer, ou de lui déplaire. C'est la rançon de l'écriture quand elle devient publique. Cela ne me dérange pas. Ce qui me dérange, ce sont ceux qui ne lisent pas un auteur, mais qui l'exécutent sur la base d'une taxinomie plus ou moins discutable. Par exemple: "je n'aime pas polar". Il existe toutes sortes de romans policiers, de celui qu'on lit en une heure, à celui qui pose pour longtemps des questions sur ce qui nous entoure. Je préfère l'appellation de "noire" parce qu'elle indique d'avantage le sens de l'écriture que "policier" qui traine son cortège de "flic, meurtre, résolution"parfois inapproprié. Souvent j'ai le droit de la part de personnes qui n'ont pas la moindre idée des sujets dont je parle, d'un petit ton condescendent, qu'on accorde à ceux qui barbotent dans le petit bain, laissant aux grands plongeurs de plus vastes profondeurs. Personnellement, l'écriture du "je" me donne des boutons, la contemplation d'un soi hypertrophié qu'on magnifie dans une mise en scène sans cesse renouvelée mais qui ne tend au miroir qu'une seule image, celle d'un "je" boursouflé. Un autre point qui me fait réagir? la mousse, le vent, les vagues que d'aucun agitent autour d'une production dont la rareté ne signifie pas qualité mais qui passent plus de temps à se promouvoir que derrière leur table de travail. Enfin, j'ai lu les comptes rendus de la journée du livre de Porto-Vecchio organisée par Mme Ebrard, j'ai été surprise de voir que de tous les échanges qui y ont eu lieu, on n'a retenu que les anecdotes, les épiphénomènes ponctuels de grands acteurs, doués pour le spectacle. J'ai trouvé le résumé réducteur. Dommage. Enfin, et pour résumer mon sentiment à la longue lecture de ces pages, nous avons souvent déploré, mon ami Jean Pierre Santini et moi-même que l'hagiographie soient le seul outil critique déployé pour les productions insulaires. Il y a un ici, un heureux espace de contrepoint. L'encens rappelons le, sert souvent à masquer l'odeur du cadavre Very Happy .Au plaisir de vous lire.
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Marie-Hélène Ferrari

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Re: polar, littérature et Corse: les lecteurs

Message  corseetzen le Jeu 30 Juil - 23:41

pour découvrir vos livres, vous conseillez de lire lequel en premier, celui qui vous semble le plus représenter votre écriture ? merci

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Que lire en premier

Message  Marie-Hélène Ferrari le Ven 31 Juil - 12:48

Je ne suis pas douée pour parler de moi... Rolling Eyes Je pense que "Comment j'ai tué le vieux" dérange sûrement les habitués de Pierucci, mais je l'aime bien, c'est une réflexion sur l'écriture, la publication, le statut d'auteur. Dans la série des Pierucci 'Le Tueur de douleur" il est réédité, et ressort dans une dizaine de jours en version corrigée, il vaut mieux attendre celle là. Et sinon, je pense que "boire les nuages dans une tasse de porcelaine", là encore dans la version rééditée, en roman qui elle aussi, arrive bientôt reflète assez mon univers. Les premières moutures ont bénéficié de la bienveillance de mes lecteurs car les maquettes étaient problématiques, c'est pourquoi je pense qu'il vaut mieux attendre la réédition. Pierucci est un univers, dont je parle mal, car je cohabite avec lui depuis longtemps, je pense qu'il est un peu en marge du "polar", mais je crois que je suis la plus mal placée possible pour parler de mes bouquins. Lisant vos critiques et me fiant à l'éthos interne qu'elles dégagent, je pense que pour vous, "Le vieux" devrait peut-être... mais je crains qu'il ne déplaise à votre maman, qui l'a pourtant acheté. Vous avez de la chance, elle est très jolie et a cette qualité de donner envie d'être meilleur. Elle est venue me voir à la manifestation de Porto-Vechio, je m'en souviens très bien. Very Happy .
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Re: polar, littérature et Corse: les lecteurs

Message  corseetzen le Ven 31 Juil - 13:27

bien sûr, ce n'est pas facile de donner comme ça des titres ; je viens de retrouver "le destin ne s'en mêle pas" que j'avais laissé dormir dans un coin de ma bibliothèque ; j'en entreprends la lecture aujourd'hui même, à la plage

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destin

Message  Marie-Hélène Ferrari le Ven 31 Juil - 13:28

Bof!!! je vous dirais bien de le laisser dormir, c'est le premier de la série et il est loin de refleter ce qu'elle a donné ensuite, je ne l'aime plus du tout. Very Happy . Mais sûrement sur la plage cela ira. Embarassed
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Re: polar, littérature et Corse: les lecteurs

Message  corseetzen le Ven 31 Juil - 13:37

ne vous inquiétez pas ; je lirai autre chose après, tenant compte de ce que vous me dites.

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Re: polar, littérature et Corse: les lecteurs

Message  penserosu le Ven 31 Juil - 14:31

chère Marie-Hélène,
vous n'avez sans doute pas lu que vous ne vous adressiez pas à la même personne ; de plus, je ne pense pas que ce soit Corse et zen qui ait accompagné sa mère à portu vechju ; mais je suis peut-être moi-même en pleine confusion ! il y a tant de pages à relire, de propos qui datent...J'espère que vous avez aussi fait un tour sur le site
http://www.musanostra.fr
que nous nous efforçons de faire vivre , d'animer et où vos considérations même rares sur livres, disques, films, expo., seraient les bienvenues et où sont rapportées les diverses interventions des participants aux divers cafés littéraires mensuels ou bi mensuels ; les archives de 2008 ainsi que la fin de 2009 (juin, juillet) vont être bientôt actualisées
à bientôt
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oups!

Message  Marie-Hélène Ferrari le Ven 31 Juil - 18:38

Pardon, j'ai consulté le site avec mon téléphone portable, et j'ai bien sûr un peu raté l'épisode king . Je suis désolée. Effectivement... Oups. affraid
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Le Vieux, la Mère, la Lecture

Message  Renucci François-Xavier le Sam 1 Aoû - 10:05

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AAAAAAAAHHHH

Message  Marie-Hélène Ferrari le Sam 1 Aoû - 10:56

Merci à vous de m'avoir permis de me retrouver dans ce dédale, et oui, je parlait bien de Mme Renucci, le fait d'avoir lu d'une traite tout ce que j'ai pu trouver m'avait embrouillée. Ceci posé, je rebondis sur la dernière partie de votre message avant de revenir plus haut (tout le monde aura compris que l'ordre est ma qualité première) A voir votre énergie à défendre votre droit à critiquer, c'est assez probablement qu'il a été contesté, ou remis en question. Comme je l'ai dit, je trouve très positif qu'un regard non mercantile soit jeté sur nos livres, car je suis bien placée pour savoir que chez nous il n'existe pas de véritable critique mais un système afférent au réseau, mêlant journaux et certains éditeurs, qui font de la promotion à tout va, pour certains s'entend. Ainsi, qu'une vraie réflexion se fasse entendre avec l'affirmation de "je n'aime pas" dès l'instant où il s'assortit des raisons, et où il ne s'agit pas simplement d'un argument d'autorité, cela me plait. Sur le site de Pierucci, d'ailleurs, j'avais ouvert une rubrique "livre à lire de toute urgence ou à jeter" qui m'avait valu quelques grognements. Si elle est un peu en panne, ce n'est pas que je la renie, c'est que ma santé m'a joué de vilains tours ces derniers temps. Donc je suis entièrement d'accord avec le principe. Pas de "grand méchant loup", des sensibilités divergentes dont la pluralité fait parvenir une oeuvre à une forme de vérité. J'ai été ulcérée en ce qui me concerne de mots lus dans les quotidiens pour annoncer la sortie d'un de mes livres ( à l'époque où ils le faisaient encore) car il était flagrant que l'auteur des lignes publiées n'avait pas ouvert le livre en question, or les étiquettes de Agatha di Corsica ou Da Vinci Coda Corse m'ont bien collé aux semelles, et ceux qui m'ont lue, savent à quel point c'est peu approprié.
Lisons et critiquons, en un mot partageons.
Ensuite, je rejoins de fait le constat que vous avez fait, et d'ailleurs je l'avais longuement développé dans la revue "Fora", de ce mois ci avant que notre adorable Vanina armée des ciseaux de la censure ne coupe et n'enjolive mes propos afin de les rendre plus consensuels et que tout le monde y trouve son compte. J'ai fait le même constat dans l'univers du polar et pour le dire tout net, ça m'énerve. Le policer dans sa représentation corse ne dit rien. Rien sur les coupures edf constantes, rien sur les avions qui n'arrivent pas à l'heure, les valises qui partent en vadrouille à l'autre bout de la France, rien sur les ZNIEF sabordées, sur ce qu'on ne dit pas et que tout le monde sait. Les paysages littéraires sont choisis où dans un passé trop lointain pour faire de tort à quiconque, ou directement sur le continent, ils sont corses, oui, mais à Paris, dans le Nord. Les personnages mis en scènes sont des topi hautement improbables, avec des tics récurrents... j'arrete. J'ai voulu deux choses, dans ce que j'écris, pointer avec un arrière plan historique plongé dans les racines de l'ïle, les petits travers et petites habitudes qui nous sont propres. Pierucci est un bonifacien, avec une maison qui existe dans un lieu qui existe. les gosses de "L'obscure patience de la cellule" existent, leur problèmes aussi. Je n'invente que le faisceau convergent qui rassemble ces éléments entre eux. Un autre point fondamental pour moi et l'écriture. Je n'écris pas de la noir au sens ou ma langue n'est pas dialogiste, mais au contraire, elle fait la part belle aux descriptions, aux mots rares, parfois au détriment de l'action. J'aime les mots, j'aime le pouvoir de la langue et j'y attache un grand prix, c 'est pourquoi la encore, le "j'aime pas les polars" me fait grincer des dents. Il y a de tout dans le polar, mais le fait est que Oedipe cherchant le meurtrier de son père, c'est du polar; donc pas d'a priori.
Ensuite vous parlez des lecteurs, à la suite de ma réflexion. Vous dites "peu importe si les lecteurs ne sont pas nombreux" ... certes, ils sont pourtant un baromètre, et puissant. Un auteur qui publie régulièrement et qui continue de trouver un public, c'est important. Le "Hérisson" de M.B a fini par émerger du sac de l'oubli ou les critiques l'avaient jeté dès sa sortie pour cette unique raison: le public qui l'a soutenu, on connait son destin actuel. J'ai chez moi, les premières critiques de magasines perchés haut dans l'estime d'eux mêmes, et parlant de ce livre. C'est à se tordre avec le recul. Le fait d'avoir un public, n'est pas synonyme de mauvaise qualité comme d'aucun le soufflent, la masse étant réputée pour avoir mauvais gout, et l'élitisme en matière de littérature se nourrit aux Baudelaire à la ponte difficile, au public choisi et restreint et autres Claudel s'autopubliant à vingt exemplaires. Vous avez publié le portrait de Simone de Beauvoir, sur le site, j'ai une passion pour elle. Et bien Sartre, apprenant qu'il était traduit en une dizaine de langues et recevant son livre des Etats Unis, se mit à pleurer. Il venait, dit Simone de comprendre qu'il ne serait jamais Baudelaire car le temps des Baudelaire était révolu. Il en eut un gros chagrin. Le fait est que la multiplication des outils fait qu'un bon livre trouve son chemin. Tant mieux
Enfin et je terminerai par cela. Je savais que les habitués de Pierucci serait désarçonnés par l'univers du vieux. A tout point de vue. Mais j'avais des choses à y dire, justement sur les choix éditoriaux, l'envie d'écrire, le désir d'être reconnu ou non, qui ne pouvaient se satisfaire du cadre d'un Pierucci. Je n'ai pu le faire, que parce que j'ai un public, qui me fait l'honneur d'acheter mes livres et qu'ainsi, mon éditeur qui est tout de même un commerçant, ne s'angoisse pas quand il met mon nom en haut d'une couverture. Sans ce public et ces lecteurs, il est assez probable que je n'aurais pas pu publier ce que j'ai publié, je serai restée dans le petit polar de base, genre "destin", or comme j'écris en moyenne huit heures par jour, et que le consensuel m'attire de moins en moins, vous comprenez le problème...
Voila pourquoi j'ai une reconnaissance infinie aux personnes qui, comme Madame Renucci, viennent me dire de continuer, m'écrivent, ou viennent me voir. L'écriture est une angoisse, le regard des lecteurs une torture. La gentillesse de certaines rencontres portent un auteur jusqu'au bout d'un livre, quelquefois
Je vous remercie d'avoir ouvert cette tribune qui m'a donné la possibilité de réfléchir et de dire un peu de tout ce qui me tourne dans la tête, c'est une belle entreprise. J'espere avoir été moins embrouillée dans ce message que dans mes tâtonnement primitifs quand j'ai ouvert ce forum avec un peu d'angoisse. A bientôt oui, bien sûr.
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Du soutien pour les auteurs

Message  Renucci François-Xavier le Sam 1 Aoû - 18:57

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films de débat

Message  Marie-Hélène Ferrari le Sam 1 Aoû - 19:10

Je ne saurais vous répondre, car comme je l'ai précisé, je suis réduite à l'immobilité sine die. Je devais y participer, et ne l'ai, à mon grand regret, PU. Pour ce qui est du reste de vos propos, tout est parfait. Faux silence (et grands bavardages, l'éternel puttagho )immobilité écrasée de soleil. Oui, je pense que nous sommes au cœur de la moitié de la vérité insulaire, l'autre moitié étant la montagne, ...le faut silence et l'immobilité intangible des mœurs et de pierres. Pour la VO, je vais me mettre en état d'archéologues, vous avez dû noter que je manque d'ordre, et sitôt l'article publié, je ne sais trop ce que j'en ai fait.Peut-être l'ais je envoyé à quelqu'un. Promis je m'en occupe.
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Message  Renucci François-Xavier le Dim 2 Aoû - 20:43

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de la difficulté de l'autoscopie littéraire, et de sa narration

Message  Marie-Hélène Ferrari le Dim 2 Aoû - 21:57

Je ne peux m'empêcher de rire. Effectivement, les lettres si elles sont entrées en résonances avec notre "atypique" et s'il a pensé qu'il pouvait lui-même rédiger le livre, sont les deux faces d'une même pièce. Car en fin de compte, il est parfois très difficile de choisir un manuscrit qui soit très éloigné de ses propres perceptions. Plus on en lit, plus une forme d'indifférence s'installe et plus on va chercher dans le texte de l'autre, une ressemblance inconsciente avec des problématiques personnelles, entre autres. C'est le thème du livre, justement. La dame est sourde, lui est autiste, elle est une victime, il la perçoit du moins de la sorte, et se perçoit lui-même comme un looser . Quand il commence à changer d'avis sur lui-même il se désintéresse de la question et va ... je ne sais pas à quoi correspond votre page, je n'en dirai pas plus. Le fait est que l'éblouissement des premiers temps de lecture de manuscrit s'estompe et qu'on a des attentes qui se modifient. Pas forcément dans le sens du livre, mais c'est une piste. Musset et Maupassant étaient sujets à l'autoscopie, et à un moment, j'ai songé à exploiter cette piste, c'est à dire que le personnage de la Divine se serait révélé être notre pauvre idiot en pleine crise de Schizophrénie. Mais je m'y suis attachée, et il a déjà une suite, alors je ne pouvais pas le détruire. Rire. C'est une sale habitude que j'aie, de faire mourir mes héros, Pierucci m'a déja survécu trois fois. La lutte est dure. Je ne sais pas si vous avez vu le fim avec "Auteil HR 73 " j'avais été très frappée par l'ambiance et le personnage. C'est imprégnée de lui que j'ai commencé le Vieux. J'aime ce livre, parce que la langue y est moins consensuelle que celle de la série précédente, et que je suis moins prisonnière de l'action, j'ai plus de "temps" mais dans deux mois ce sera comme à chaque fois, je ne pourrai plus le voir, je ne vivrai que pour le suivant...
Pour l'article j'ai lancé la canne à pêche, j'attends les retours.
Ceci dit je pense que les modifications ont été dues à des causes de place, mon original était très long, et dans le souci de contenter tout le monde, mais il est certain que si j'avais vu la dernière mouture, certains noms ne seraient certainement pas apparus sous ma plume.
re rire
Merci de ces conversations qui me sont un heureux dérivatif
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mme ferrari

Message  jeanne-marcelle le Dim 2 Aoû - 22:54

Quel plaisir de vous retrouver sur ce forum ! Je lis pratiquement tout ce qui parait comme roman en corse parce que je ne suis pas très portée vers la réflexion , n'ayant pas vraiment poursuivi mes études.
je lis vos romans régulièrement et j'aime le c. pierrucci qui si je comprends bien vous lasse un peu. Peut être mais nous on l'aime beaucoup et j'espère que vous n'abandonnez pas votre style d'avant. Votre dernier roman, je l'ai pas encore mais je vais l'acheter comme ça je pourrai mieux suivr les débats sur ce forum où je viens très souvent
je vous remercie d'être aussi proche de ceux qui vous écrivent ou qui vous rencontrent

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Pierucci, mon amour, rire

Message  Marie-Hélène Ferrari le Dim 2 Aoû - 23:46

Ne vous inquiétez pas je viens de finir ce soir la suite,( je ne peux pas laisser Pierucci, c'est mon double, mon alter ego).
"Un trou dans le vent" et des que le fichier est en ordre je vous donnerai les premières pages en avant première. dors et déjà je peux vous dire que Pierucci va voyager et qu'Angelo va être au cœur du souci. Je pense qu'il est aussi "Badaboum" que le Tueur.Mais comme je l'ai déjà dit, je n'aime que le dernier livre, et encore environ un mois. Rire. Promis, les premières pages dès que propre. Amitiés.
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oups, encore envoyé trop vite

Message  Marie-Hélène Ferrari le Dim 2 Aoû - 23:48

c'est moi qui vous remercie de me donner une raison de continuer, de vivre, de m'amuser. Et j'intègre tout ce que vous me dites. Avec plaisir.
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Re: polar, littérature et Corse: les lecteurs

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